Entrevue avec une femme atteinte du cancer – Faire preuve de résilience

Entrevue

Faîtes briller votre potentiel

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J’ai découvert sur les réseaux sociaux une femme très inspirante, qui est pour moi un modèle positif.

Je vous propose le témoignage de la lumineuse Annie St-Louis, maman de trois enfants, qui chemine avec courage sur son parcours de fin de vie.

Atteinte d’un cancer des os incurable, elle partage avec nous sa façon de lutter contre le cancer, comment elle vit ses derniers mois et ce qu’elle souhaite laisser à ses enfants.

Annie St-Louis a d’abord été atteinte d’un cancer du sein en 2014, pour lequel elle a suivi un traitement complet à base de chimiothérapie, et subi une ablation du sein. Elle était en rémission totale en janvier 2016.

En février de la même année, elle a commencé à avoir de nouveaux symptômes, notamment des douleurs au bras, qui ont amené les médecins à diagnostiquer en mai un cancer des os.

Depuis, Annie est en processus de fin de vie, jalonné de hauts et de bas. Elle essaie de gérer la douleur très intense qui l’envahit, et qui l’empêche un peu d’avancer.

Les métastases osseuses créent en effet des douleurs atroces.

 

Recevoir un diagnostic de fin de vie

D’une certaine façon on s’attend au diagnostic, parce que le corps parle beaucoup : on le sent nous lâcher. Mais sur le moment, on ne réalise pas forcément.

Annie a eu le gros choc à retardement, quand elle s’est écoutée à l’émission de Denis Lévesque. C’est là qu’elle s’est apprise à elle-même qu’elle allait mourir.

Ce moment a été très éprouvant : les pleurs incessants, la peur, et un sentiment d’injustice pour ses enfants.

Annie accepte l’idée qu’elle va s’en aller, mais le fait que ses enfants soient encore petits est le plus difficile.

 

Apprendre à ses enfants que l’on va mourir

Annie St-Louis n’a jamais rien caché à ses enfants, elle a répondu à toutes leurs questions. Pour elle, ne rien cacher à ses enfants est la meilleure solution. Ils savent que leur maman va mourir.

Sa petite fille de 5 ans vient la voir chaque nuit et la touche pour vérifier qu’elle est encore là.

En revanche, il est difficile de s’imaginer dans quelle mesure ils comprennent que leur maman ne sera plus là physiquement. Ils réalisent qu’elle est moins disponible, moins capable de jouer avec eux.

Comment les préparer ? Annie fait de son mieux, mais elle avoue qu’il est impossible de préparer ses enfants à la mort de leur maman : cela va être à eux de vivre avec ça.

On peut agir à son échelle pour soulager leur peine, en passant des bons moments avec eux. C’est le plus beau cadeau qu’on puisse leur faire : leur créer de beaux souvenirs.

 

Vivre le moment présent et se ménager des moments à soi

En fin de vie, vivre le moment présent c’est profiter de chaque minute, chaque seconde ; on n’a pas le choix.

La maladie est stressante, car il faut quand même s’occuper de ses enfants, même si on n’est pas en forme.

Annie se décrit comme une femme bornée. Pendant son premier traitement, elle n’a pas demandé beaucoup d’aide.

En chimiothérapie, elle continuait à aller chercher ses enfants à l’école.

Elle est encore de même aujourd’hui, mais après l’émission de Denis Lévesque elle a appris à demander de l’aide.

Il n’est pas toujours évident de ménager des moments pour soi : l’entourage veut bien faire, passer du temps avec vous, et c’est normal.

Mais on a aussi besoin de temps pour soi, et on a parfois l’impression qu’on n’a plus de vie, pas le temps d’avoir une vie normale.

 

Trouver l’énergie de ne pas s’effondrer

Annie St-Louis a choisi de réaliser ses rêves, elle n’a pas voulu s’effondrer.

Ce sont ses enfants qui lui donnent de cette énergie. Bien sûr elle pleure aussi devant eux, avec eux, et elle n’est pas toujours forte.

La mort ne lui fait pas peur, mais la nuit est toujours très difficile à gérer : l’idée qu’elle va laisser ses enfants ressurgit. C’est atroce de laisser les gens derrière soi.

Annie n’a aucun regret. Elle sait que ses enfants vont suivre la bonne voie, être guidés par ceux qui restent ici. Et elle souhaite pouvoir les voir et les guider de là-haut.

Elle se dit chanceuse. Une mort ne se prépare pas vraiment, mais elle a au moins la chance de ne pas s’en aller subitement, comme ceux qui meurent d’un accident. Elle a le temps de faire ses adieux.

 

Le sens de la vie selon Annie St-Louis

Avoir beaucoup d’argent ne sert à rien.

Ce qui compte, c’est de  réaliser ses rêves.

Dans la limite du raisonnable, écoutez vos envies, allez vous acheter ce sac dont vous rêvez depuis des semaines !

Profitez de la vie et ne considérez rien comme acquis, parce que rien n’est jamais acquis, même la vie.

Annie considère qu’elle a une belle vie. Et elle est fière de ses enfants. On la dit souvent lumineuse et inspirante, parce qu’elle a décidé d’affronter positivement la maladie.

Elle ne le fait pas pour recevoir des compliments, mais parce qu’elle est de nature positive. Annie est une fille drôle, elle aime l’humour, alors elle aborde aussi la maladie sous cet angle-là.

Annie souhaite que ses enfants retiennent d’elle trois mots essentiels : l’amour, le courage et la persévérance.

Si cet article vous a inspiré, n’hésitez pas à laisser un commentaire pour partager vos réactions ou me dire comment vous vivez vos rêves.

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